Une souveraineté à toutes les sauces

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Il est des termes qui entrent plus facilement que d’autres dans les têtes, parce que renvoyant à un imaginaire rassurant, ce qui, en cette période d’incertitudes aussi nombreuses qu’angoissantes, facilite leur appropriation collective.

Le terme de souveraineté en fait partie, donnant à penser que ce qui ne cesse de nous échapper depuis des décennies pourrait, pour notre bien commun, réintégrer le giron national.

Les exemples de son implémentation sont nombreux, le plus emblématique d’entre eux datant de la période anxiogène du Covid 19, au cours de laquelle les dépendances aux pays tiers des médicaments et aux matériels médicaux de première nécessité se sont cruellement révélées.

En ce moment même, en pleine tentative institutionnelle de dérégulation du secteur agricole, c’est la souveraineté alimentaire qui se retrouve à l’honneur.

Politiquement concurrencée par son pendant numérique, « boosté » par les rêves irrationnels des relais de croissance que sont présumés devenir les usages exponentiels de l’IA.

Pourtant, aucun de ces trois exemples ne résistent à l’examen de l’objectivité.

En effet, six ans après son apparition, la pandémie du Covid 19 n’a, malgré les promesses politiques d’alors, suscité aucune vélleité de réinternalisation européenne de quelque fabrication que ce soit de médicaments ou de vaccins.

Pareillement, la souveraineté alimentaire n’est objectivement que le cache-sexe de la compétitivité internationale agricole la plus débridé.

Enfin, la souveraineté numérique, qui sous-entendrait une réappropriation des usages, progressivement décorellés de ceux imposés par les « majors » étatsuniennes du secteur (outils, cloud, IA,…), ne consiste qu’à se dégrader, par un élargissement de la dépendance de notre pays aux investissements financiers des pétro-monarchies.

Ainsi, la France, pas plus que l’Europe, ne se revèlent en capacité d’imaginer des alternatives crédibles aux différentes dimensions de la souveraineté.

Préférant se satisfaire d’éléments de langage soporifiques cachant la vraie nature de leurs intentions, plus que jamais inféodées à une idéologie ultra-libérale toujours plus agressive.

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Lien vers les petits bonhommes blancs

Le fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.

En effet, les arômes ont perdu de l’espace.

Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.

Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.

En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.