La souffrance élevée au rang de condition législative

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Selon les termes de la loi qui vient d’être validée par le Conseil Constitutionnel, un patient pourra être aidé à mourir s’il est majeur, Français ou résident de longue date, souffrir physiquement de manière insupportable, et capable de formuler, jusqu’au dernier moment, son choix de façon éclairé.

Il s’agit pour les malades concernés d’une incontestable avancée qui reconnait leur volonté d’un finir prématurément avec des conditions de vie qu’ils jugent indignes.

On peut toutefois questionner la subordination de cette aide à la nécessité pour le malade d’endurer une souffrance insupportable.

C’est oublier un peu vite que la souffrance, même si elle accompagne malheureusement de nombreuses fins de vie, ne devrait pas être un passage obligé, évoquant une pénitence à expier avant le grand saut.

De plus, cette dispisition cache une certaine hypocrisie dans la mesure où le confort des malades commande aujourd’hui de leur administrer des substances chimiques puissances qui prend en général le pas sur la douleur.

Il en ressort que cette loi, bien que très utile, semble ne pas avoir réellement couvert l’ensemble de la problématique, restée coincée au milieu d’un gué juridique.

Car en dehors de la souffrance, d’autres raisons peuvent décider un patient d’en finir avec l’existence.

On pense notamment à la déchéance physique ou, plus certainement, aux souffrances morales qu’engendre une maladie incurable dont il est implicitement attendu des patients qu’ils acceptent d’en vivre le chemin de croix le plus long possible.

Une partie des soignants objecte à cela que c’est tout l’enjeu des établissements médicaux de soins palliatifs que d’accompagner au mieux les malades en fin de vie, comme pour mieux les dissuader de requérir le geste fatal.

C’est certainement une réalité pour une partie d’entre eux, mais cela exclut du dispositif législatif tous ceux qui, en prise avec la perspective d’une fin annoncée et en toute connaissance de cause, veulent pouvoir décider du moment de leur départ, accompagnés en cela par un processus médical sécurisé.

 

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Lien vers les petits bonhommes blancs

ĶLe fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.

En effet, les arômes ont perdu de l’espace.

Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.

Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.

En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.