CQFD

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Dans le cadre d’un nouveau projet de loi sur l’antisémitisme, porté cette fois par la macroniste Aurore Bergé, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) a rappelé à l’AFP :

« L’importance de conserver l’objectif politique d’afficher un combat contre l’antisémitisme masqué derrière l’antisionisme ». Cet antisémitisme fait que « des Juifs sont traités de complices de génocide » avec une « assignation permanente au conflit à Gaza ».

Mais de quoi parle-t-il au juste ?

Car, comme pour tout sujet passionnel, il est nécessaire de revenir inlassablement aux faits, sans le rappel desquels seules prédominent les interprétations et les opinions qui en découlent.

Ainsi, à la question de savoir si Israël mène depuis octobre 2023 une guerre génocidaire dans l’enclave de Gaza, plusieurs instances inscrites dans le droit international ont répondu par l’affirmative.

À la question de savoir si, dans leur majorité, les israéliens soutiennent cet engagement militaire, la réponse est également positive.

Ainsi, dans un sondage publié en mai 2025 par le quotidien israélien Haaretz, 82% des Israéliens juifs souhaitent expulser par la force les Palestiniens de Gaza. Ce pourcentage monte à 93% chez les Juifs se déclarant religieux. Et 47% d’entre eux jugent acceptable que l’armée israélienne procède à des exécutions de masse de civils dans les villes conquises.

Une adhésion plus marginale à la politique expansionniste de Nétanyahu aurait en outre logiquement abouti au renversement de son gouvernement.

Il n’est donc pas abusif d’affirmer qu’une majorité du peuple israélien est implicitement complice de la tragédie toujours à l’oeuvre dans la bande de Gaza.

Quant au reproche d’une assignation permanente des israéliens à ce conflit, ce n’est pas tout à fait juste.

Car il l’est dorénavant aussi au conflit récemment ouvert par Nétanyahu dans le sud du Liban, qu’il n’hésite par ailleurs pas à occuper.

Pour neutraliser les actions armées du Hezbollah contre le nord du territoire israélien affirme-t-il.

Mais là encore, il est nécessaire de revenir aux seuls faits : le Hezbollaz a repris les
armes en soutien à l’Iran, qu’Israël a choisi d’agresser militairement avec la complicité de son allié étasunien.

Ainsi, qu’il le veuille ou non, le président du Crif ne peut nier que la politique de l’État israélien se résume depuis plusieurs mois à des actions guerrières contre ses voisins régionaux, toujours au mépris des nombreuses vies de la population civile.

Et que critiquer cet état de fait ne fait de personne un antisémite en puissance, venant simplement rappeler aux intéressés leur humanité injustement reléguée.

 

 

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Lien vers les petits bonhommes blancs

Le fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.

En effet, les arômes ont perdu de l’espace.

Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.

Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.

En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.