« À l’insu de son plein gré »

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2–3 minutes

Peux-on tenir des propos antisémites à 18 ans, alors simple militant politique, et ne plus l’être treize ans plus tard, devenu responsable politique d’un parti né sur les cendres du post-nazisme ?

Telle est la question que pose le cas Bardella, exumé récemment par Médiapart.

Sa défense médiatique, consistant à nier en bloc les écrits consternants de sa période de jeune adulte, donne une orientation sur la façon d’y répondre.

Car il aurait pu opter pour un mea culpa, arguant par exemple d’une erreur de jeunesse dont la prise de maturité lui aurait fait ensuite prendre conscience, dans la droite ligne de la longue séquence ultérieure de tentative de dédiabolisation du parti qu’il représente.

Libre alors à chacun d’adhérer ou non à cette conversion néanmoins suspecte.

Mais le fait de nier l’évidence, en tentant par tous les moyens de discréditer les auteurs de ces révélations journalistiques, tend à démontrer que Bardella n’est pas serein quant au fait de parvenir à convaincre que le personnage politique qu’il est aujourd’hui est aux antipodes de celui qu’il était à l’époque.

À moins qu’il ait délibérément choisi d’occulter les faits pour éviter d’avoir à marteler que son antisémitisme d’alors n’est qu’un lointain fantasme, totalement antinomique avec la respectabilité politique qu’il revendique aujourd’hui.

Cette dernière stratégie ayant l’inconvénient de décevoir potentiellement la frange la plus rascisante de l’électorat du RN.

Bardella a préféré l’ambiguïté à la clarification, une posture qui à elle seule discrédite la vaine tentative du RN de se faire passer depuis quinze ans pour le parti politique transformé et notabilisé qu’il n’a en réalité jamais été.

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Lien vers les petits bonhommes blancs

ĶLe fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.

En effet, les arômes ont perdu de l’espace.

Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.

Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.

En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.