Une jeunesse étudiante façon « chair à pâté »

Deux événements récents témoignent de la vision répressive du pouvoir vis à vis des manifestations lycéennes et étudiantes actuelles.
Le premier concerne le ministre de l’Intérieur qui, il y a quelques jours, déclarait au journal télévisé de TF1 que l’action des forces de l’ordre placés sous sa responsabilité s’exerçait « sans retenue » dans les mobilisations lycéennes.
Le second est rapporté ce jour par le journal indépendant Blast, dévoilant que certains préfets du Sud-Ouest s’en prennent dorénavant aux protections des manifestants, leur interdisant le port d’équipements permettant de se protéger des agressions policières, tels que du sérum physiologique ou des masques FFP2 face aux gaz lacrimogènes.
Dans l’Aube en particulier, l’arrêté portait spécifiquement sur les journées de mobilisation des 5 et 6 octobre, interdisant les « équipements de protection destinés à mettre en échec tout ou partie des moyens utilisés par les représentants de la force publique pour le maintien de l’ordre aux abords des lycées. ».
Ainsi, la fonction de maintien de l’ordre, réputée passive, se transforme en interventionnisme musclé visant à affaiblir les manifestants pour leur passer l’envie d’envahir les rues.
Passant de la posture de l’endiguement, proche de celle de l’observation avisée, à celle de l’offensive décomplexée.
La provocation policière n’ayant pas sa place en démocratie, seules deux situations sont éligibles à une réponse active des forces de l’ordre : lorsqu’elles sont intentionnellement prises à partie et lorsque des dégradations matérielles disproportionnées, type black blocs, dénaturent l’objet même des manifestations.
La jeunesse étudiante n’est pas réputée descendre dans la rue pour en découdre avec les forces de l’ordre, le message qu’elle porte et cherche à populariser le plus largement possible étant antinomique avec un affrontement violent envers le bras armé de l’État, lequel desservirait sa cause.
De son côté en revanche, l’État a tout intérêt à discréditer le mouvement, incapable qu’il est d’apporter des réponses pertinentes et durables à ses revendications.
Son premier réflexe est donc de tenter de le réduire à un segment sociétal prêt à en découdre, assuré qu’il est que les média « mainstream » s’en feront les principaux relais.
Le fond de la mobilisation s’estompe alors progressivement derrière les affres de la manifestation, instrumentalisant l’émotion au profit de la raison.
Lien vers les petits bonhommes blancs
ĶLe fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.
En effet, les arômes ont perdu de l’espace.
Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.
Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.
En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.
