Une jeunesse à saturation

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Pourquoi les manisfestations lycéennes tournant à la révolte surviennent-elles maintenant, alors que les conditions d’enseignement et de vie scolaire sont chroniquement pointées du doigt ?

Plus généralement, les conditions d’une intégration sociétale qu’ils revendiquent légitimement sont-elles réunis ?

Car, au delà de l’anxiété générée par les conséquences annoncées d’un emballement climatique, et d’une dégradation environnementale généralisée dont les effets font peser d’incontestables risques sur leur santé et leur fertilité, voici que le déferlement mondial de l’intelligence artificielle promet de dramatiquement compromettre leur entrée sur le marché du travail.

Les concernant, les indicateurs permettant d’envisager sereinement une vie personnelle et familiale épanouissante, telle que l’ont connue leurs ainés, ont viré au orange, sinon au rouge vif.

Dans ce contexte hautement inflammable, exprimer calmement leurs revendications, en abandonnant toute velléité de colère, avec son cortège de passages à l’acte, c’est la seule stratégie que leur oppose le gouvernement et l’ensemble de la classe politique de droite et d’extrême-droite.

Pire, le gouvernement s’est mis en tête de légiférer sur les violences commises par les manifestants, évacuant ainsi maladroitement le fond du problème qui a provoqué la protestation étudiante.

Ne trouvant rien de mieux à proposer que stigmatiser financièrement toute personne se trouvant à proximité d’un lieu de violence de rue, même si elle n’y participe pas.

Se dispensant bien d’envisager un scénario pénal équivalent pour des actes semblables commis chroniquement par les membres de certaines professions, parmi lesquelles les exploitants agricoles.

Pour eux, le gouvernement déroule au contraire le tapis rouge, à l’image de la loi Duplomb II récemment votée.

Les jeunes sont inquiets au point de se soulever, et aucune stratégie gouvernementale permettant de circonscrire ces inquiétudes, en leur dessinant des perspectives porteuses d’espoir, n’émerge ni n’émergera.

À quelques mois de l’élection présidentielle, le message qui leur est adressé résonne comme un terrible aveu d’impuissance politique à peser sur les choix de société.

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Lien vers les petits bonhommes blancs

ĶLe fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.

En effet, les arômes ont perdu de l’espace.

Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.

Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.

En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.