Changer tout, plutôt que disparaitre

Après la sécheresse de l’été, les Jeunes agriculteurs veulent des solutions d’avenir.
Et pas « des mesurettes » déclare Corentin Caudron, jeune agriculteur et secrétaire général de ce syndicat professionnel dans les Hauts-de-France.
Ajoutant : « Nous, on attendait vraiment une réponse du gouvernement, une adaptation, pas seulement un budget, mais aussi une vision et un plan d’avenir » concrets sur « comment on adapte nos exploitations, comment on avance », abonde Corentin Caudron.
Cette dernière déclaration est parfaitement représentative de l’état d’esprit de la profession, dans sa dimension productiviste.
Une idéologie agricole poussée par l’agro-business et très largement encouragée et soutenue financièrement par l’État et les fonds généreux de la Politique agricole commune (Union Européenne).
Le syndicaliste interrogé dit attendre de l’État une vision et un plan d’action pour poursuivre à l’identique des pratiques agricoles délétères pour la santé humaine et l’environnement.
Feignant de ne pas comprendre les enjeux en inversant allègrement les causes et les conséquences.
Pour le dire autrement, la perpétuation de leurs pratiques actuelles contribuera à aggraver le réchauffement, pas à le réduire.
En ce sens, la seule vision crédible dont l’État pourrait être porteur est celle d’un retour progressif à une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé humaine, ce qu’il se gardera bien de faire au regard des enjeux financiers drainés par la politique exportatrice du pays.
Une vision dont par ailleurs, les agricuteurs productivistes ne veulent surtout pas non plus, l’assimilant à une sorte de retour à la bougie, inenvisageable dans un secteur professionnel technologisé à outrance.
Partant de ce constat, la seule adaptation permettant de tenter d’amoindrir les effets du réchauffement sur leurs activités consiste à les accompagner de rustines financières, voire à faire un pas de plus vers leur appropriation de l’eau à des fins d’irrigation, laquelle a cruellement démontré, à la faveur de cet été caniculaire, son inefficacité face à des hausses prolongées de températures.
Les syndicats agricoles productiviste et l’État, en l’absence d’une prise de conscience et d’une mise en action rapide, sont donc voués à tourner en rond, les conditions inchangées d’aujourd’hui préparant leurs désillusions de demain.
Lien vers les petits bonhommes blancs
ĶLe fusain fait des pousses car les deux nouveaux plants cherchent la lumière.
En effet, les arômes ont perdu de l’espace.
Par conséquent,le chèvrefeuille préfère le talus.
Et puisque les agapanthes gagnent du terrain,le banc en bois offre sa pleine lumière.
En outre,la table attend son heure. Mais, le parterre de fleurs regarde la maison. Donc,la haie côté rue nous fait voir sa densité. Heureusement, le mur a retrouvé sa solidité du dessus. En revanche, le portail semble apprécier son nouveau positionnement. Par chance, la plante grimpante escalade sa nouvelle structure. Naturellement, le rosier apprécie la résistance de son armature. Rétrospectivement, le noyer étend son envergure. Mai comme le poirier occupait un espace inadapté, les carrés de fleurs claquent d’une couleur verte régénérante. Quant au pommier,il présente ses premiers bourgeons et les hortensias vont enfin reprendre vigueur. Pour finir, le printemps approche.
